Arrêt du programme AADL: 158.000 demandeurs seront orientés vers d’autres formules

Publié le par lkeria.com

Des bénéficiaires de logements dans le cadre des programmes AADL (agence algérienne pour le développement de logement) risquent de perdre leurs appartements prochainement. Il s’agit des familles ayant acquis plus d’un logement, selon le ministre de l’Habitat, Nouredine Moussa, qui a déclaré mercredi 6 octobre sur les ondes de la chaîne III de la radio que « s’agissant des programmes AADL, fortement soutenus par l’Etat et destinés aux nécessiteux, malheureusement des familles ont triché et ont acquis plus d’un logement. Des enquêtes sont en cours, la justice sera saisie pour récupérer ces logements et les réaffecter à des familles qui en ont besoin ».

Le ministre a également annoncé la fermeture définitive de la formule AADL en faisant savoir que 183.000 demandes éligibles sont en attente pour un programme de 25.000 logements seulement. En conséquence, les autres postulants, (soit 158.000) seront orientés vers d’autres formules (LSP ou promotionnel).

Au volet relatif à la session des biens de l’Etat qui concerne les logements sociaux acquis avant 2004, le ministre a annoncé que 100.000 demandes d’acquisition ont été enregistrées sur un total de 600.000 logements. Le prix de ces appartements est fixé à 14.000 DA/m².

Le ministre est revenu également sur l’épineux dossier des promoteurs immobiliers en infraction dont une quinzaine est sur la liste noire de son département. Selon lui, le nouveau projet de loi sur la promotion immobilière qui sera débattu prochainement à l’APN contribuera à assainir ce créneau. « N’est pas promoteur qui veut », a déclaré le ministre avant d’avertir que « des sanctions administratives et pénales sont prévues à l’encontre des promoteurs prenant en otage des citoyens qui souscrivent à un programme de logement ».

Concernant la réhabilitation du vieux bâti, Nouredine Moussa a fait état d’une enveloppe de 5 milliards de dinars débloquée pour la capitale seulement avant de rappeler que, légalement, la gestion des espaces communs des immeubles est à la charge des copropriétaires.

 

Source: TSA

Algérie immobilier

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