Crédit taux bonifié: logement trop cher

Publié le par lkeria.com

De l’avis des professionnels du secteur, les prix des logements sont inabordables, voire excessifs. «Les prix des logements pratiqués actuellement sur le marché se situent bien au-dessus des prêts accordés par les banques», dira Hassan Djebar, président de la Fédération nationale des agences immobilières (FNAI).

Les prêts bancaires sont inaccessibles aux bourses moyennes, dans la mesure où l’éligibilité aux prêts à taux d’intérêts bonifiés fixés à 1% est réservée aux revenus allant de 1 à 6 fois le SNMG, et à 3% pour les revenus représentant 7 à 12 fois le SNMG.

Les blocages se caractérisent par l’indisponibilité du parc immobilier et surtout la cherté de ce produit, notamment dans les milieux urbains, en particulier dans la ville d’Alger où les prix de l’immobilier sont exorbitants.

Un autre facteur réduit l’engouement que devrait susciter auprès de la population la nouvelle formule d’octroi de crédits à intérêt bonifié: les critères d’éligibilité. Ces derniers éliminent de facto un bon nombre de salariés, dont les revenus mensuels ne peuvent permettre de bénéficier de ce nouveau mode de financement.

A ce sujet, le responsable de la communication de la Cnep-Banque explique que la cherté du produit immobilier influe négativement sur les capacités de remboursement du citoyen postulant à un crédit immobilier à intérêt bonifié, ce qui se répercute inévitablement sur son éligibilité.

Si cette procédure d’octroi de crédit à intérêt bonifié peine à ce jour à connaître son envol, cela est dû aussi aux réticences constatées du côté des banques privées qui s’abstiennent encore d’adhérer à ce mécanisme. Ce qui freine l’ardeur des futurs acquéreurs attirés par cette formule miracle portée en grande pompe par les pouvoirs publics.

L’offre du marché immobilier reste toujours insuffisante par rapport aux nombreuses demandes de plus en plus croissantes qui affluent au niveau des banques et seuls les logements neufs, collectifs, contractés auprès d’un promoteur immobilier public et privé sont éligibles au soutien de l’Etat.

Sont concernés également par cette nouvelle formule les constructions rurales et les contrats d’achat de VSP (vente sur plan) conclu avec un promoteur immobilier public ou privé, adhérent au Fonds de garantie et de caution mutuelle de la promotion immobilière (FGCMP).

Le coût du logement rural n’a pas encore été défini, expliquent des responsables de la BADR. Parmi les contraintes, l’absence de documents justifiant les revenus des postulants. La majorité des agriculteurs activent dans le secteur informel d’où la difficulté de répondre à leurs demandes pour le crédit bonifié à 1% et 3%. Comme mesure de facilitation, la Badr n’exigera pas d’acte de propriété aux postulants.

En temps normal, le concours des banques à l’achat de logement ne dépasse pas le 0,5%, alors que la demande est en nette croissance, selon un constat établi par la FNAI. M. Djebar soutient que l’évolution de la courbe des prix démontre aussi une situation de plus en plus incompréhensible du marché qui, d’après lui, échappe carrément au contrôle des pouvoirs publics.

Les prix du logement ont évolué de manière «hermétique», atteignant ces dernières années des sommes vertigineuses, inaccessibles aux bourses moyennes, prises en tenaille entre des salaires plombés par le pouvoir d’achat galopant et le coût d’un logement dont le seuil inférieur se situe au-dessus des 7 millions de dinars.

Pour un logement F3 de surface moyenne (80 à 90 m2), les tarifs se situaient entre 1 à 1,5 million de dinars au commencement des années 1990. Début des années 2000, les prix ont doublé pour le même produit, se situant entre 2,5 et 3,5 millions de dinars pour atteindre en 2010 les 9 millions de dinars, dépassant tout entendement.

 

Source: Vois de l'oranie

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