L’UGTA sollicite des étrangers pour construire des logements

Publié le par lkeria.com

Depuis quelques mois, le patriotisme économique est au cœur du discours officiel. Mais dans les faits, même les promoteurs de ce concept ne semblent pas convaincus de son application. Le dernier exemple vient de l’UGTA, la centrale syndicale, dont l’une des missions est de défendre l’outil national de production : le Fonds national de péréquation des œuvres sociales (FNPOS), contrôlé par le syndicat, a décidé de solliciter les étrangers pour construire 744 logements sociaux participatifs (LSP) à Alger, financés par l’Etat et les travailleurs. Le FNPOS a en effet lancé un appel d’offres national et international pour construire des logements simples alors que les entreprises algériennes sont capables de le faire. Cette décision intervient au moment ou l’Etat a décidé de relancer des entreprises publiques du bâtiment, en leur octroyant d’importants aides financières.

Le nouveau code des marchés publics, entré en vigueur en octobre 2010, a d’ailleurs limité le recours aux étrangers pour construire des logements et les infrastructures de base. Certains secteurs comme les ressources en eau ont décidé de lancer des appels d’offres réservés exclusivement aux entreprises algériennes. La commande publique doit en effet profiter aux entreprises algériennes.

Autre anomalie, le FNPOS qui est financé grâce aux cotisations des travailleurs n’a pas le statut de promoteur immobilier. Comment peut-il mener des opérations de construction ? Les logements construits grâce à son argent demeurent pour la plupart vides en raison de son incapacité à établir les listes des bénéficiaires. En fait, les logements du FNPOS, sont devenus un moyen aux mains de l’UGTA, pour acheter la paix sociale et rester incontournable aux yeux des travailleurs

Source: TSA

Notaire Algerie

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