Le Président de l’union général des entrepreneurs algériens jette un pavé dans la mare : l’Etat Algérien est entrain de travailler avec l’argent des entrepreneurs

Publié le par lkeria.com

« Nous sommes en juillet 2011 et le quinquennat 2010-2014 n’a pas encore démarré, le quinquennat est devenu un triennat et les entrepreneurs subissent des pertes financières importantes qui risquent des les mener à la faillite à court terme. Les entreprises ont beaucoup de charges fiscales et parafiscales. Elles ne pourront pas survivre si la situation continue come ça ».

Ce sont là les déclarations du président de l’union générale des entrepreneurs algériens. 

Il souligne que la plus grande partie des entreprises activant dans le BTPH n’a pas de plan de charge mais continue de payer leurs employés.

Il a également relevé le fait que la nouvelle loi régissant la promotion immobilière à provoqué une paralysie générale du fait du retard de la promulgation des textes d’application.

Verrouillage des marchés publics

Le président de l’UGEA a critiqué la politique du ministère de l’Habitat qui a décidé de confier les projets aux operateurs publics, EPLF et OPGI notamment, tout en excluant les entreprises privées.  

Dans ce cadre il a souligné les grandes difficultés rencontrées par les entreprises privées pour accéder à la commande publique. Il cite l’exemple d’un appel d’offres lancé par le ministre des Travaux public pour la réalisation de ports de pèche qui exige des soumissionnaires  d’avoir réalisé 2 projets similaires. Cette mesure selon ses propos exclue de facto toutes les entreprises algériennes du secteur privé qui pourtant avaient sous-traité avec des compagnies étrangères dans la réalisation des grands projets structurants lors du dernier quinquennat.

Afin de remédier aux contraintes imposées par le nouveau code des marchés publics, le président de l’UGEA propose de s’inspirer  du cahier des charges du ministre de la Défense nationale, qu’il a qualifié de patriotique et sain et qui peut servir de modèle pour les autres secteurs.

Les créances impayées détenues par les entrepreneurs envers l’Etat

Les pouvoir publics travaillent avec l’argent des entreprises, a déclaré le président de l’UGEA, qui a évoqué le problème des créances impayées des entreprises de BTPH qui s’élèvent à 100 milliards de dinars. Il souligne que ce problème est causé notamment par les changements de directeurs à la tête des maitres d’ouvrages.

Pour lui les entreprises du BTPH, dont la survie est actuellement tributaire de la commande publique doivent se convertir dans autres secteurs.

 

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