Les Algériens refusent de se conformer à la loi

Publié le par lkeria.com

Deux ans après la promulgation de la loi 08/15 du 20/07/2008,  relative à la régularisation du certificat de conformité des constructions, le phénomène des constructions inachevées qui enlaidissent nos villes n'est toujours pas freiné. 

Bien au contraire, tout indique qu'il continue à prendre une ampleur démesurée. Et alors que le nombre de ces constructions inachevées en Algérie a atteint le seuil de 1.175.000, seulement 30.000 demandes de régularisation du certificat de conformité des bâtisses ont été déposées, depuis le début de 2010  jusqu'à fin septembre dernier, au niveau des services techniques des différentes communes du pays, a annoncé mardi un responsable du ministère de l'Habitat.

C'est dire donc que le "désordre urbain" qui caractérise les villes de notre pays est loin de connaitre son épilogue en dépit de la sévérité des injonctions des autorités lesquels ont menacé de peines de prison tout propriétaire d’un terrain en construction qui ne "finit" pas le chantier qu’il a entamé. 

Mais comme sur le terrain peu d'actions ont été initiées, les chantiers inachevés persistent à pousser comme des champignons. A qui la faute ? Pour le ministère de l'Habitat,  diverses contraintes, dont le problème des actes de propriétés  des lots de terrains destinés à la construction, empêchent l'application des modalités de la loi 08/15 du 20/07/2008. 

 Toutefois, lors d'un séminaire national tenu lundi à El Bayadh, un représentant du ministère de l'habitat et de l'urbanisme  a épinglé les communes pour leur manque d'engagement dans ce processus. Et pour cause, elles ne sont pas nombreuses les communes qui incitent leurs citoyens à  régulariser la situation des bâtisses et leur mise en conformité avec la loi  précitée.         

 Pire encore, les responsables des APC n'ont accompli aucun travail  de proximité et de sensibilisation afin de montrer au citoyen "l'intérêt de l'opération  et ses répercussions positives, et l'explication des possibilités de bénéficier  des avantages prévus et de disposer de l'acte du terrain leur permettant d'accéder  aux crédits bancaires destinés à la promotion immobilière", ont souligné des intervenants à El Bayadh.

Dans ce contexte, nul ne s'est empêché de déduire que les Algériens refusent tout bonnement de se conformer à cette loi. Le bazar urbain a encore de beaux jours devant lui et les espoirs, caressés par certains urbanistes et architectes, de voir l'Algérie suivre  "une thérapie urbanistique" s'amenuisent de plus en plus.

 

Source: El watan

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