Les constructions à Constantine ne finissent jamais

Publié le par lkeria.com

Selon la Dlep, 70% des promoteurs immobiliers en activité sur le territoire de la wilaya de Constantine n'ont pas les qualifications adéquates. Des promoteurs qui n'ont même pas le degré 3 de la profession et des projets lancés en 2003 ne sont toujours pas livrés. A cause de logements surévalués et l'évolution exponentielle du coût des matériaux de construction, la livraison du logement est souvent en retard de plusieurs années.

Telle est la situation globale qui prévaut à Constantine où des milliers de souscripteurs sont en attente depuis une dizaine d'années de comprendre les tenants et les aboutissants de leurs déboires. Pourquoi les programmes ne sont

jamais livrés dans les délais ? Quels sont les secteurs responsables de cette situation ? Pourquoi les responsables ne sont pas poursuivis en justice ou sanctionnés par l'administration ? Plusieurs questions restent hélas sans réponses même si le problème essentiel reste le foncier.

Des terrains seront dégagés et affectés durant cette année
On apprend que de nombreux terrains ont été déjà dégagés et leur affectation devrait avoir lieu au début de l'année 2011, selon la wilaya qui, par le biais de son nouveau chef d'exécutif, semble prendre le problème au sérieux car le constat est plus que décevant.

1390 logements ont été livrés entre 2007 et 2009 alors que 425 ont été annoncés pour fin 2010 et jusqu'à présent rien n'a été fait. Ces chiffres expliquent aisément la cadence de réalisation, une cadence qui, allègrement, bat en brèche les grandes annonces officielles.

Soit la construction d’un million et demi de logement en un quinquennat. D'autant que l'ensemble des logements livrés et ceux à venir ne représentent que 12% du plan de charge. 

Est-ce uniquement un problème de qualifications ? Il aura fallu, que le nouveau wali de Constantine pousse un coup de gueule au cours d'une visite le mois dernier sur le terrain (nouvelle ville Ali Mendjeli),  pour que les dessous du logement social participatif soient découverts.

Interpellé sur place, le DLEP s'en est immédiatement pris à la Confédération algérienne du patronat (CAP) accusant ses dirigeants de renforcer des entreprises incompétentes et de confirmer par écrit leur éligibilité au bénéfice de projets. 

Quant à la Caisse nationale du logement (CNL), M. Ghimouz, son premier responsable, chargera plutôt les souscripteurs en leur reprochant de «ne pas recourir à la justice à partir du moment où le promoteur donne des signes évidents de non-livraison des logements durant les délais.

La responsabilité est renvoyée donc au souscripteur qui doit s'assurer du sérieux de promoteurs. Se reconnaissent à leur ancienneté, leur réputation et la qualité des biens qu'ils proposent.

Ils doivent offrir une liste de garanties qui commence par le parfait achèvement couvrant les dommages constatés lors de la réception jusqu'à l'année suivant la réception et le bon fonctionnement couvrant pendant deux ans les dommages pouvant survenir sur les éléments dissociables du gros-œuvre. On reste encore bien loin de ces exigences.

 

Source: Le temps d'algérie

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