Les promoteurs immobiliers manquent de professionnalisme

Publié le par lkeria.com

Le ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme a parlé de la nécessité de mettre de l’ordre dans la maison et, en premier lieu, dans la promotion immobilière, dont la profession souffre aujourd’hui de beaucoup de carences.

La 9e AG des promoteurs immobiliers affiliés au Fonds de garantie et de caution mutuelle de la promotion immobilière a été tenue hier à l’hôtel El-Aurassi, sous la présidence de Noureddine Moussa, ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme. C’était, encore une fois, l’occasion pour ce dernier de rappeler aux présents l’obligation de se soumettre à la réglementation dont les nouveaux textes sont sur le point d’être publiés pour application. “L’État accorde une attention particulière à la promotion de l’habitat. Les intervenants, dans ce secteur, doivent se limiter à son rôle et ses tâches. Nous nous attelons à lever les équivoques en déterminant les missions dévolues à chaque partie. Et si le but consiste à concrétiser le programme quinquennal à la charge du secteur, il ne peut s’effectuer en revanche dans l’anarchie et les dépassements de prérogatives. Que les choses soient claires, car en matière de travail, il y en a pour tout le monde. Il faut savoir dans ce sens que nous devons livrer un million et 200 000 logements à fin 2014”, a-t-il annoncé dans son discours d’ouverture. Dans le même ordre d’idées, le ministre a fait remarquer que certains promoteurs continuent de faire preuve et de manque de professionnalisme. Il ne manquera pas de qualifier la majorité des promotions immobilières comme des petites entreprises de construction ayant de faibles moyens matériels et humains ne leur permettant pas de prendre en charge des projets importants, ce qui lui fait dire que son secteur rencontre des difficultés pour “avoir de vrais BET et des entreprises qualifiées”. Une bien triste réalité quand on sait que plus de 35 000 entreprises sont recensées dans le secteur de la construction. Un nombre ramené, selon le ministre, à quelques centaines d’entreprises classées dans les normes acceptables. Pour pallier cette situation, le ministère de tutelle se charge, à travers les différentes rencontres, d’accompagner ces promoteurs par des orientations qui leur permettront d’acquérir une meilleure maîtrise dans le domaine. Sur un autre plan, le ministre a fustigé certains promoteurs qui continuent d’acheter le ciment en sac, alors que le vrac existe et que le prix de ce produit connaît actuellement un niveau acceptable. De même qu’il a rejeté la question relative à la rareté de la  main-d’œuvre. “Les entreprises étrangères détiennent 80% de la main-d’œuvre algérienne et elle est compétente”. “Il n’y a pas de secret à cela. Tout simplement parce qu’ils sont mieux payés et vivent dans une base de vie, chose que les promoteurs ne leur offrent pas. Si nous voulons attirer nos compatriotes, il faut les mettre dans  les meilleures conditions”, explique le ministre. Quant au volet foncier, l’on saura qu’une enveloppe de 12,5 milliards de dinars a été allouée par le ministère pour terminer les études du PDAU et le POS d’ici 2014.                                         
Pour sa part, le président du bureau de l’AG, Belkacem Belhadj, a énuméré un certain nombre de difficultés rencontrées. Elles sont liées à la flambée des prix du foncier et sa rareté, le manque de BET qualifiés selon les normes internationales, 400 entreprises sur les 350 00 activant sont de niveau moyen alors la spéculation dans les matériaux de construction qui a vu le sac de ciment atteindre 950 dinars, la main-d’œuvre qui fait défaut alors que le ministère de la Formation professionnelle consacre actuellement 17% du budget pour la formation des jeunes, le cadre administratif et juridique qui souffre de beaucoup d’insuffisances dans le sens où les textes sont très largement dépassés.                      
À noter que le comité de garantie du FGCMPI s’est réuni 22 fois cette année pour examiner 1 288 dossiers de demande de garantie et d’avenants aux attestations déjà émises contre 1 132 l’année dernière. Durant l’année 2009, le fonds a délivré 409 attestations de garantie et 851 avenants. Mouloud Dehal, DG de cet organisme, qui a lu le rapport 2009, a fait savoir que les garanties accordées couvrent 30 723 logements pour un montant de 74,4 millions de dinars. 


Source: Liberté

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