Promotion immobilière et retards de réalisation : Les banques exigent des garanties

Publié le par lkeria.com

Le Fonds de garantie et de caution mutuelle de la promotion immobilière (FGCMPI), par le biais de son président du bureau M. Belkacem Belhadj, impute la faute aux institutions bancaires quant au retard constaté au niveau des chantiers de construction.Ce dernier a même appelé à revoir le système bancaire. Si les projets n'avancent pas au bon rythme et les délais ne sont généralement pas respectés cela est dû, entre autres, à la durée du traitement des dossiers des demandeurs de crédit immobilier. «Les promoteurs ont besoin de ressources financières. A défaut, ils se trouvent contraints de bloquer les chantiers. Qu'il s'agisse de la vente sur plan ou d'un crédit immobilier, la procédure prend du temps. Ce qui engendre un impact négatif sur le budget du promoteur», a souligné M. Belhadj lors de l'assemblée générale du FGCMPI. Les retards sont beaucoup plus constatés dans les const! ructions de type du logement participatif et promotionnel. Les banques soutiennent le contraire. Pour le chargé de communication de la CNEP-banque, une des principales institutions financières qui accorde des crédits immobiliers, la durée de traitement des dossiers varie de 4 à 9 jours au maximum selon le montant du crédit demandé. M. Mourad Ait Ouarabi, contacté hier par nos soins, a fait savoir que depuis le lancement des crédits immobiliers à taux bonifié de 1 et de 3%, la CNEP a dégagé 6 milliards de dinars. Selon lui, il est également question de la solvabilité des demandeurs et du sérieux des promoteurs. «Le ministre a bien dit que sur les 23 000 promoteurs, seulement 2000 exercent réellement». D'une manière générale, le crédit immobilier est en pleine évolution, selon l'Association des banques et des établissements financiers (ABEF). Son délégué général, M. Abderhamane Benkhalfa, dans un entretien qu'il a accordé récemment à notre quotidien, ce créneau a évolué dans ! certaines banques de 30 à 50%. L'encours de crédit global donn! é dans ce cadre par les différentes banques est estimé à 170 000 milliards de DA. Selon lui, 6 à 700 000 Algériens, ensemble en famille, ont contracté un crédit immobilier. En tout et pour tout, il y a 12 produits assurés par les banques. S'agissant du nouveau segment qui est le crédit bonifié à 1%, 10 000 dossiers ont été traités, a-t-il noté. Cela étant dit, les banques même si, pour la plupart se spécialisent dans ce segment notamment après la suppression du crédit à la consommation, elles s'assurent, cependant, un minimum de garantie. Selon M. Belkhalfa, la limite du marché de l'immobilier réside dans la qualité des actes de propriété. «L'hypothèque est notre garantie», a-t-il expliqué avant d'ajouter que «plus le marché de l'offre est organisé et maîtrisé, plus les demandeurs de logements détiendront des actes de propriétés et plus le marché de crédit déboulera de financement». Il y a, en effet, des projets de construction qui sont lancés alors que toutes les pièces ré! glementaires ne sont pas réunies. Des promoteurs peinent à avoir des permis de construction ou des actes de propriétés. A ce sujet, M. Belhadj a déploré les lourdeurs de l'administration locales. Il va sans dire que les promoteurs, outre le problème de financement, font face également au manque des matériaux de construction ainsi que la rareté des assiettes foncières.

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